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Vincent Dubi

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Voyage à vélo 2015


Pour un premier voyage à vélo, rien de bien compliqué. J’ai décidé de partir de chez des amis à Marmoutier, en Alsace, de passer voir mes parents dans la Meuse et de revenir gentiment à la maison.

Pour le destrier: mon fidèle Surly bien évidemment et les sacoches héritées des voyages paternels feront encore un peu de route.

Un surly qui comme tous ces congénères en aura vu…

Environ 600km en 4 étapes.

Le parcours:

1ère étape

Marmoutier – Arry (147km en 9h20)

La première n’aura pas été la plus facile. Un parcours agréable pour sortir du massif des Vosges et ensuite traverser le plateau lorrain jusqu’à Arry, sur la Moselle.

Canal de la Marne au Rhin

Un début très sympa, à la fraiche, le long du canal de la Marne au Rhin. Canal très bien aménagé avec pas mal de belles choses à voir: le château de Lutzelbourg ainsi que le plan incliné d‘Arzwiller. Ce plan incliné est en fait un ascenseur à bateaux qui permet de s’affranchir d’un grand nombre d’écluses:

Plan incliné d’Arzwiller

Ensuite remontée sur le plateau lorrain. Le paysage change et l’on arrive dans les plaines agricoles.

Le plateau lorrain

Le parcours passe le long des étangs de Lindre et de Blanche Chaussée, lieux attirant beaucoup d’oiseaux. Dans les plaines j’ai pu voir quelques cigognes, elles sont maintenant présentes un peu partout en Lorraine.

Ces plaines continuent jusqu’à la Moselle avec un léger regain de dénivelé en s’approchant de la fin. Les bords de Moselle sont relevés, surtout pour arriver à Arry.

L’escale se fera à la Maison D’Angéline, une chambre d’hôte très bien qui se trouve en haut d’Arry, à côté de l’église.

Le parcours aura donc été rendu difficile par la météo, fort vent de face tout du long. Les traversées de plaines agricoles dans ces conditions ne sont jamais très marrantes, mais cela fait partie du vélo. Les cotes dans ces plaines sont plus dures que l’on ne croit. L’habitude de se déplacer en voiture nous fait oublier qu’une plaine n’est pas forcément si plate que ça. Il suffit de traverser le plateau lorrain ou la Champagne pour s’en rendre compte.

Au final bien content d’arriver à la chambre d’hôte pour un bon repos.

2ème étape

Arry – Futeau (119km en 6h50)

Pour la seconde journée, étape plus courte et beaucoup plus agréable car avec un vent modéré. On sent depuis L’Alsace que l’on descend petit à petit, comme un long faux plat tout du long qui par son vallonnement essaierait de se faire discret.

Le paysage reste similaire, avec de plus en plus de forêts au fil de l’avancée dans la Meuse. Passage à l’étang de Lachaussée et au lac de Madine. Une bonne escale à ce lac pour manger et laisser refroidir la bécane.

Repos et pique-nique

Puis progressivement l’Argonne fait son arrivée au paysage. Paysage dont je suis habitué, mes parents y habitant et moi-même y venant souvent depuis tout petit.

Petite escale à l’ermitage de Saint-Rouin, lieu très particulier avec une atmosphère propice au recueillement que cherchaient les moines s’y étant installée et qui ont au fil des années développé l’Argonne.

Ermitage de Saint-Rouin

Repos du soir et pour deux jours chez mes parents, les pieds sous la table.

3ème étape

Futeau – Nogent sur Seine (170km en 8H40)

Pour le 3ème jour de vélo, ce sera donc une longue étape au milieu des champs et en plein soleil. La crème solaire et les cimetières sont les amis des cyclistes.

Non, la photo est bien cadrée, les plaines c’est pas toujours plat!

La parcours est plutôt agréable, la traversée de la Champagne se fait par les petites départementales et non par les grands axes de la région qui sont plutôt à éviter à vélo, surtout à cause des camions.

La fin du parcours est plus sympa à rouler, car on arrive le long de L’Aube et de la Seine. Cela permet de retrouver un peu l’ombre de forêts et de passer dans des bourgades aménagées le long des cours d’eau.

Paysage au bord de l’Aube

Puis arrivée à Nogent sur Seine, petite ville bien active, assez jolie, voyez par exemple son théâtre:

Théâtre de Nogent-sur-Seine

On mettra de côté la vue sur la centrale nucléaire voisine. Elle a néanmoins l’avantage de montrer le chemin de très loin, car j’ai commencé à voir la colonne de vapeur à 80-90km de Nogent.

Repos du soir dans une chambre d’hôte près du centre ville de Nogent.

4ème étape

Nogent sur Seine – Vélizy (174km en 9h10)

Pour finir: une longue étape en plein cagnard. La température fera un pic à 38°, pas facile à gérer à vélo. Passé midi, je fais des arrêts systématiques à chaque cimetière pour reprendre de l’eau fraiche et m’asperger le corps pour le refroidir. Une bonne technique qui évite de surchauffer. C’est ce genre de sortie qui m’a fait comprendre que par ces températures s’hydrater c’est bien, mais se refroidir c’est encore mieux. Car si on se refroidit correctement, on a moins besoin de s’hydrater, l’organisme ayant moins besoin d’eau pour se refroidir de lui-même. Garder un foulard sous le casque que l’on humidifie régulièrement est aussi une bonne technique.

Départ au petit matin de Nogent

On passera sur le fait que j’ai tourné en rond dans Nogent pour essayer de trouver la bonne départementale et que finalement j’en ai pris une autre. Pas toujours facile…

Tout le début du parcours est très bien, on remonte la Seine et on peut voir de beaux endroits.

Château de la Motte-Tilly

La très jolie ville de Montereau-Fault-Yonne à la jonction de la Seine et de l’Yonne:

Montereau-Fault-Yonne

Et surtout la magnifique petite ville de Moret-sur-Loing, qui comme son nom l’indique est sur le Loing, avec son centre-ville médiéval à cheval sur le fleuve:

Moret-sur-Loing

Tout ce secteur est très pittoresque, avec aussi un port de plaisance et une ambiance bord de mer pas très loin de Moret.

Ensuite vient un passage plus désagréable, celui du secteur de Fontainebleau. On arrive à un croisement de nombreuses nationales au niveau de Fontainebleau donc beaucoup de circulation et du mal à trouver les bonnes départementales. Surtout que je suis passé entre midi et 14h dans ce secteur. Cela s’arrange en sortant de la forêt de Fontainebleau et en allant vers la Ferté Allais. Le parcours reste très sympa jusqu’à l’arrivée, j’arrive dans mon secteur habituel d’entrainement donc c’est du connu. Par contre il commence à faire vraiment très chaud. Comme expliqué je m’arrête à chaque cimetière pour me rafraichir, mais cela reste dur.

Petit à petit je grignote des kilomètres pour finalement arriver à la maison.

Conclusion

Un beau voyage, pas toujours facile, surtout si la chaleur ou le vent s’en mêle. Le plus difficile reste de traverser les grandes plaines agricoles. On est plus facilement exposé au climat et honnêtement il n’y a pas grand-chose à voir et apprécier. Même si j’apprécie les grands paysages très dégagés.

En tout cas cela m’a donné gout à ce type de petite aventure sans prétention. Le vélo permet de faire de grandes distances en mélangeant à la fois un côté touristique/découverte avec un côté sportif. Cela permet aussi de voir des zones de France que l’on ne verrait surement pas autrement sans nécessité à le faire. Comme je privilégie au maximum les petites départementales, mes parcours passent par des petits villages parfois épatants, parfois presque abandonnés. Ce genre de parcours fait aussi découvrir une France qui se vide à certains endroits, se renouvèle dans d’autres.

Surtout le déplacement à vélo permet de prendre le temps d’apprécier ce que l’on voit, de voir certains animaux et de parfois discuter avec quelques personnes lors d’un arrêt pour manger ou chercher son chemin.

A refaire! 🙂

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